Justine

comme la soudaine nuit tombante

le 13/04/2008 à 14h37

Je m’en vais. Un peu triste, oui.


11 août 2005, 12 avril 2008. Presque trois ans. Trois ans initiatiques avec vous, certains et d’autres. L’adolescence je la subissais, maintenant je la vis.

Elle n’éprouvait plus rien. Touchée par une sorte d’épanouissement, une austère floraison interne, elle attendit en silence, dans la lumière filtrée par la pluie, que la voiture redémarre.

Kressman Taylor, Ainsi rêvent les femmes

Je la vis là-bas : ici


Finie la petite bulle indochinoise, je sors. Je la garde derrière moi, je la protège. Juste, je vais devant.



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Ces éclats de vies que je n'ai pas dit:
16ans à Venise, elle, mon astre brûlant, cet homme-mirage de nouveau devant moi, sa concrétisation…

Finalement, elle, c’est elle qui coupa ma vie en deux. Ma vie en deux morceaux, c’est elle l’épine. Et je suis toujours amoureuse de mon épine. Génératrice de tant de choses, elle, le nirvana puis le gouffre (l’altération, finalement). Ses yeux, ciel perpétuel de ma défaite.


La fierté de la jeunesse était aussi une crainte de la décrépitude.
Shan Sa, Impératrice


 


Oups! un dernier plaisir égaré...


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et, comble d'égoïsme, une photo de moi

one other Steph day

le 27/02/2008 à 19h23

Cause it's wrong, and I've been waiting far too long


And that's wrong I've been waiting far toot long


For you to be... BE MINE

on s'est aimé, aussi

le 11/02/2008 à 22h27

Ce soir, au journal de France2 (faut chercher un peu), on a pu voir un reportage sur les fugues d’enfants, avec pour exemple Angélique, 15ans, qui a fugué de septembre à janvier. Elle était « sous l’emprise d’un homme de 35ans ». C’est pourtant elle qui l’a suivi. Aujourd’hui, elle pense avoir fait un bêtise et dit ne plus jamais recommencer.

 Je ne suis pas pour la fugue, même si pour moi ça contient une part de rêve, et donc un idéal. Mais ça signifie que l’éducation du fugueur aura été un échec. Et à mon âge, je ne suis pas assez lucide pour juger de ça.


Mais pourquoi faire autant de tapage sur le fait que cette fille ait vécu avec un homme ?

Je sais pas trop par où commencer, mais je pense qu’elle a pu le voir comme un second parent, une petite annexe dans son éducation. Il lui a forcément transmis qqc, à moins qu’il ne l’ai gardée enfermée dans une pièce.

C’est elle qui l’a suivi, elle avait forcément une attirance vers lui, et pas seulement une attirance physique pour que ce soit un homme de cet âge, une curiosité de son mode de vie, sa vision de la vie, son passé, soit son touché avec la vie.

Pour dire que ça m’énerve la peur qu’on met sur l’idée d’une relation entre un adolescent et un adulte. On est pourtant pas choqué qu’un enfant ait un rapport privilégié avec ses grands-parents, alors pourquoi pas qqn d’extérieur ? –parcequ’on a peur que ce soit qqn de dérangé, etc… mais une chance sur combien pr que ce soit le cas ? c’est ça qu’est ridicule, faire une croix sur qqn pour une raison aussi petite à coté de la richesse que pourrait te faire partager la personne.


Perso, j’ai toujours eu une attirance vers ces gars qui zonent dans la rue en ville, avec leurs chiens. Je saurais pas trop expliquer ça, pourquoi ces gens là et pas les gens âgés en maison de retraite. Parce qu’il regardent les gens passer, qui voient la rue, qui voient la vie tous les jours, et qui doivent peut-être bien en apprendre beaucoup… J’y crois profondément à l’expérience de vie de ces mecs là.

Une fois, ils m’ont abordé. Je me souviens que l’un me parlait des gens qui passaient, justement, je me souviens aussi avoir dit « Ba vous voyez c’est con, parce que comme j’ai bu un coup là, demain je vais plus me souvenir de ce que vous m’avez dit. »

C’était dommage, ouai. Mais j’ai pu parler avec celui qui m’avait interpellé, seuls.

Et le moment que j’ai passé avec lui, j’en retiens qu –ok, il était super beau - ‘il avait l’air d’avoir cette profondeur, cette vision de la vie particulière et expérimentée. Et putain, qu’est-ce qu’on arrivait à s’entendre !


 Je le revois depuis peu, et je guette l’occasion de lui reparler, de passer du temps avec lui (autre chose que les « quoi de beau ? »)et ses potes, apprendre avec eux, apprendre la vie.

Et lui je le verrais comme qqn qui a apporté des pierres à mon éducation, comme mes parents.


 

je savais absolument pas quoi mettre en image. j'aurais bien aimé mettre une photo de lui, si j'en avais eu une

Je comparais des photos, tout à l’heure, et deux m’ont frappée.

Quelque chose d’énorme a changé. Je ne sais pas ce que c’est.

Avant, la première photo c’était au début de l’été (07), une grande liberté et des choses imprévues à vivre. A 15ans, ça ne pouvait pas être autrement.

Le menton un peu baissé, signe de mon renfermement, les choses floues, l’incompréhension peut-être.

Les yeux ailleurs, je me demande ce que va donner le résultat de mon âme : ce qu’on voit sur cette photo.

Une coloration bizarre, du violet sur un châtain naturel, faut vraiment être ado pour faire n truc comme ça.

Le collier à fil rouge, inenlevable, avec des perles trouvées, extraites d’ailleurs, toutes symboliques. Un code de personnalité, qui aujourd’hui repose dans le noir d’une petite boîte peinte, au loin du vent frontal sur ma vie.

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Fin novembre, tout de suite, un visage carré, qui se relève. De l’assurance ? oui, beaucoup à ce moment-là. La symétrie comme le calme, l’équilibre qui résulte de cette assurance.

Les yeux cette fois, c’est presque du désintéressement, un regard qui se veut intelligent et considérateur de qqc.

Les cheveux attachés, négligés car sûre d’autre chose de bien sur cette photo. Décomplexée.

Et je présente mon anatomie dans une simple chemise noire, et un collier fantaisiste, comme délestée.

Un détail quand même. Le seul élément permanent à mon corps. Un petit élargisseur à l’oreille. Une épine qui m’a percée. Je ne souffre pas. Mais un détail de douleur ; de douleur que je peux engendrer ou un certain mal-être ?

Je ne sais pas encore.


C’est dingue qu’est-ce que deux périodes d’une vie peuvent être différentes. Et comment on arrive à trouver ça sur des photos. J’espère ne pas avoir le sentiment d’être aussi paumée que pr mon premier « bilan » au point d’en faire un avant juin.


C’est dingue, quand même…

Livaneli

le 03/01/2008 à 12h51

Ce sont les premières lignes du livre, j’ai trouvé ce passage magnifique bien que ce soit le récit d’un viol.

[ Plongée dans un sommeil abyssal digne du lac de Van, Meryem, adolescente insouciante de dix-sept ans, rêvait : son corps laiteux et dénudé planait sue le dos d’un majestueux Phénix blanc, franchissant l’écume des nuages en un vol sans remous.

Enlacée à l’oiseau, Meryem baignait dans la volupté ; un doux zéphyr caressait son cou, ses épaules, ses jambes nues, suscitant en elle de délicieux frissons.

« Ô ! Oiseau ! pensa-t-elle, oiseau sacral, noble oiseau ! »

C’est le Phénix que glorifiait sa grand-mère, une femme longue, sèche, et pourtant vigoureuse, au regard angoissant. Glissant parmi les nuages, il était enfin là. Meryem était l’élue : il l’emportait sur son dos vers le firmament.


           Des récits de sa grand-mère, Meryem savait qu’i fallait offrir du lait à l’oiseau s’i craillait et de la viande s’il graillait. « Il te transporte sur son cou sacré, mais n’oublie pas : le lait s’il craille, la viande s’il graille. Sinon, il se fâche, te jette à terre, et tu tombes, tu tombes… »

            Au-delà du lac de Van d’un bleu scintillant, les yeux émerveillés de Meryem découvrirent les vagues contours d’une ville, aussi vaste qu’Istanbul.


            Soudain l’oiseau poussa un craillement déplaisant.

« Noble oiseau, prononça-t-elle intérieurement, dans cette voûte céleste posée sur mille et un piliers, où trouver du lait pour t’abreuver ? »

L’oiseau crailla.

« Pour l’amour de Dieu, dit-elle, je n’ai pas de vache dorée à traire pour te satisfaire. »

L’immense oiseau crailla encore plus fort et Meryem, terrifiée, sentit qu’il la secouait à la faire tomber.

« Je t’en supplie, ne puis-je te donner du lait une fois à terre ; je trouverai une vache dorée et t’offrirai son lait délicieux. »

À ce moment précis, il lui vint une idée : à défaut de lourd pis, elle avait de petits seins. Elle en pressa un, et vit une goutte de lait apparaître sur e bourgeon. Penchée en avant, elle humecta la tête de l’oiseau. Le lait tiède s’écoula, goutte à goutte, devint un mince filet, puis une fontaine fertile.

L’auguste oiseau but le lait suave et s’apaisa.

Glissant sous la caresse des alizés, Meryem se sentit soulagée et communia avec l’écume blanche des nuages.


           Soudain l’oiseau grailla.

« Ah, pour l’amour de Dieu, où trouver de la viande dans ces cieux infinis ? »

L’oiseau grailla encore, Meryem se mit à l’implorer. Cette fois, elle n’avait aucune issue. Le cri affreux transperça les airs ; terrifiée, Meryem pensa que sa dernière heure était arrivée. « Bel oiseau, oiseau sacral, noble oiseau ! Ne me précipite pas à terre. »


            Ses craintes s’évanouirent. Le Phénix se dirigea vers le sommet d’une montagne. Au-dessus des nuages blancs, il déposa Meryem dévêtue sur le rocher le plus effilé de la cime la plus escarpée. La pierre acérée s’enfonçait dans le dos de Meryem, la peur et le froid agitaient son corps de spasmes.

Soudain, le tête du Phénix se métamorphosa : d’immaculée, elle se fit sombre, charbonneuse, des poils noirs jaillirent. Le bec devint une pince sanguinolente. Un cri perçant emplit l’espace, faisant fuir les autres oiseaux.

L’oiseau grailla.

« Il veut de la viande, pensa Meryem, affolée, il a but mon lait, à présent il réclame ma chair. »

Quand le bec sanglant de l’oiseau s’engagea entre ses cuisses, à l’endroit du pêché, l’endroit honteux et indicible, elle se dit : « C’est un rêve, tout cela n’est qu’un rêve ! », pourtant cette idée ne la soulagea guère.


Elle tentait de repousser la tête noire de l’oiseau, mais en vain, il état puissant et, ne sentant même pas ses petites mains, il persistait à la déchiqueter.

Puis la tête de l’oiseau se changea en tête humaine couverte de poils noirs. Meryem reconnu la barbe de son oncle. « Mon oncle, me rendras-tu les morceaux de chair que tu m’as arrachés ? » demanda-t-elle. L’oiseau lui tendit les lambeaux de chair et prit son envol.

Restée seule sur la montagne, elle entreprit de recueillir les morceaux de chair et de les appliquer sur son corps ; chacun retrouva sa place et ses blessures guérirent aussitôt.


             Soudain, Meryem s’éveillât, et sa première pensée fut : « Je ne veux pas me réveiller ! Je ne veux plus jamais me réveiller ! »
             Soudain, Meryem ouvrit les yeux, ses yeux aux mille tons variant du bruns au vert, de grands yeux magnifiques que d’aucuns admiraient et d’autres abhorraient.

Avant de mourir, sa grand-mère avait dit tendrement : « Les yeux de cette fille feraient de l’ombre à la splendeur du soleil. ». ]


Délivrance, Zülfü Livaneli

 


La Jeune amante

le 25/12/2007 à 21h34

Les 3 protagonistes se succèdent à la narration :

- Nora, jeune fille insouciante, et pourtant préoccupée par les points noirs encore mal mûris qu’elle rencontre dans sa vie.

- Irène, femme accomplie, mais détruite par le délaissement que lui inflige son mari, lui signifiant qu’elle est devenue cette femme vieille et laide qu’elle redoutait.

- Alexandre, le mari, homme d’affaires mais homme d’abord, emporté il ne sait où par son amour pour Nora.

 

Dans ces 3parties, le déséquilibre du personnage lui est propre, la plume semble se démultiplier tant elle s’interne parfaitement dans l’être pour en poser les mots sur les pages à chaque fois. C’est le rendu de ce talent qui m’a fait aimer ce bouquin, en plus de son thème : l’homme -de nature comme de caractère- amoureux d’une adolescente, la force de cette amour d’un côté, de l’autre sa fraîcheur.

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...vous excuserez la qualité scannage.

Extrait : [Aucun bruit. Personne n’était levé.

La porte de la chambre de Nora n’était pas fermée à clefs. J’entrai.

Elle dormait.

J’attendis qu’elle s’éveillât. J’étais calme, heureux, elle était là, à moi.

Quand elle ouvrit les yeux, elle me demanda, tout bas, mais sans paraître effrayée, à peine surprise :

-Qu’est-ce que tu veux ?

-Toi.

Pour arriver à dormir, tant les douleurs étaient insupportables, Irène prenait un somnifère. Je pouvais quitter notre chambre chaque nuit.

Nous nous parlions peu, Nora et moi. Je pensais la troubler davantage en lui avouant combien je l’aimais. Il y avait des mots que je ne voulais pas prononcer encore.

J’avais seulement dit :

            -C’est moi qui devais t’apprendre l’amour, comme je t’ai appris tout le reste. Moi, et personne d’autre.

Elle n’avait pas répondu.]

 

La Jeune Amante, Janine Montupet

dvd A&Jtour

le 15/12/2007 à 12h43

Un hublot. Trois petits ronds. Un cahier. Une histoire avec des images. La Promesse, Le mécanisme de l’enfance qui se remet en route…


J’ai découvert l’Alice & June tour en plusieurs fois, manque de temps oblige. J’aurais vu la première moitié dans un certain un sentiment de partage, qui ne m’apportait que du bonheur. Mais… il a fallut que l’indochinoise de mon cœur se barre de ma vie (cf. article précédent). Mais Indochine, c’est ce qui me rend libre de survivre à ma vie.


Indo dans ma tête, qui renaît une autre fois

Ce rideau qui me submerge dans sa décadence

Les boys, magnifique comme jamais, leur présence, cette intensité renouvelée

On sait que dans le Nord on aime le sexe ??

Les larmes qui bordent mes yeux sur la Lune

Mon Idole –oh il est beau il est beau il est beau-, son visage blanc de satin tel un lys et ses cheveux, pétales noirs effilés… mais dans quelle vie tu m’attendras ? et comment tu brilleras…


Oliiiiiiiii ! my darkman


Et d’un coup j’ai plus envie de devenir une femme, là je reste une ado torturée, droguée à l’Indochine. We love to stay

Et comme à Lille on aime les interdis…


Boris {oh, fucker}


o Nicola, mon sperme d’honneur o


Cette Indo-family sur Tallula, les étreintes avec Nicola, oh mon dieu c’est fort…


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so fucking boy you are

Et la petite fille au tambour à pas feutrés s’en est allée



 C’est shootée au Crash Me que je me désespère de ton absence. En admiration devant le travail sur Adora dans les images d’Alice et June, alors que le clip était pas super, selon  moi.

Indochine, je sais que je n’en reviendrais jamais.

Aux indochinois, vous êtes pour toujours dans mon cœur.

Sandy

le 15/12/2007 à 12h14

Your eyes, two oceans where I’m lost.

Your eyes, two oceans light who shine in the night.

Your ocean, I wanna dive.

But the ocean, so cold, and under this ocean, rocks.

Et je me noie pendant qu’aveuglément tu te déferles, seule.

And my heart does not bleed for anyone, but my own. –Kittie

Là, je ne me sens pas très bien
Je crois que j'ai encore besoin de tes mains
Même si tu mens même si tu fais semblant
Ne m'en veux pas, reste encore près de moi
Toi, tu pourrais me réveiller, tout oublier et encore me pardonner
J'ai peur de tout de te perdre, mon illusion
Parce que c'est toi, toi seule qui a raison
Toi, console-moi, garde-moi encore une nuit
Si tu as l'envie, prends-moi encore
Enlève-moi une autre nuit
Ne m'en veux pas et console-moi encore une fois
Est ce que tu pourras ?

 

la jeunesse dans notre avenir (??)

le 30/11/2007 à 17h22

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »


Qui ne s’est jamais retrouvé devant cette question ?

Quand j’étais petite, je répondais « de la tarte aux pommes ». Autant dire que je ne voyais pas vraiment de quoi on voulait me parler.


Pourquoi cela irait-il de soi que nous sommes tous destinés à faire quelque chose plus tard ? Ce n‘est pourtant pas un concept de vie, une voie, un choix de vie, un emploi (sauf cas particulier). Pourquoi est-ce que, quand on a que 3 ou 5 ans, qu’on ne a pas encore d’idée sur ce qu’est l’esprit, la raison, l’art, l’amour, ou toutes ces choses auxquelles on aura l’occasion de se questionner à un moment de notre existence, pourquoi est-ce qu’on nous met déjà face à cette obligation qu’est celle de travailler ? –Pour de suite baser un espoir de grande carrière sur une phrase d’enfant sans fondement_ cosmonaute !


Encore une fois, j’ai une conception déformée par rapport à celle qu’on veut dans le système.


Je crois que ma vie, celle que j’aurais vécu pleinement, celle ou j’aurais évolué, c’est ma jeunesse. Un blanc après 30, 35 ans. Peut-être que je serais morte, en taule, peut-être que je serais jeune toute ma vie ?



La jeunesse

J’ai une telle trouille de la vieillesse. Les petites filles jouent aux barbies en jouant leurs personnages, jeunes filles, jeunes femmes fraîchement indépendantes, la liberté lors de la jeunesse. Et puis on l’atteint cette période de jeunesse, avec tout ce qui va avec, cette fois on rêve de n’importe quoi, de choses farfelues, des rêves d’adolescents. Un jour on est adultes, et c’est l’envie d’un mariage, d’une carrière, d’un enfant… Ces choses qui nécessitent du temps, un engagement, on est sûr de rester la même personne, de ne plus évoluer.

Chez moi, le rêve est resté le même que petite, être jeune et libre. Je ne veux pas vieillir, m’engager, m’emprisonner en plus d’être dans cette décadence qu’est la vieillesse.



L’orientation

Alors si ma vie c’est d’être jeune, pourquoi je m’adonnerais à un apprentissage pour plus tard, pourquoi le but des études est-il pour quand je ne voudrais plus être ? Et comment expliquer ça à une conseillère d’orientation ? Pourquoi pas me lancer dans la marginalité ? Est-ce que c’est ça la vraie liberté de vie ? J’y pense sérieusement.

Mais c’est qui la personne à qui je dois parler ?


Pourquoi les conseillères d’orientation elles ont toutes une petite cinquantaine, le style mère de famille crevée qui bosse, les cheveux gras, des rides autour de leurs yeux vides ? Pourquoi elles ont l’air si abusées de la vie, leur passé comme mal vécu, alors qu’elles sont censées être des gens épanouis par le monde du travail, intéressés par notre cas ?


Pourquoi je ressors avec pour seul résultat l’écriture de cet article, toujours aussi paumée ??


Pourquoi ça paraît insensé de parler de vie marginale à une conseillère, pourquoi tant de non dits à la personne sensée me guider dans la vie ? Sinon, qui est-ce qui pourrait me guider dans la vie ?



Ma solution pour l’orientation serait que des stages soient mis à disposition dans tout établissement scolaire (c’est pas le cas dans le mien. C’est réservé aux collèges et lycées professionnels, plus en contact avec la vie active). Il y a déjà l’idée des boulots de vacances, mais c’est souvent dans le but de se faire de l’argent, pas dans celui de découvrir le métier.



« Je vous sens sur la défensive sur la question de l’orientation. » Je sens que tu sais pas quoi me dire et que t’as envie de finir ta journée de boulot, c’est vrai que demain c’est le week-end.



Indochine m'a tout de même dit :

Tiens je crois que c'est à moi aujourd'hui de te montrer tout ça, comment faire pour vivre ici. Mais personne, je crois, ne m'a vraiment bien appris...

Laisse moi te dire, boy, c'est difficile. La vie est sale, boy, sous ses étoiles.



image : Snoopy's dream

new du 20.11

le 21/11/2007 à 19h33

Les billets pour Le dernier petit tour de Alice & June ont été vendus en quelques dizaines de minutes. Devant le nombre de demandes - dès les
premières secondes presque tous les billets étaient vendus sur le site - le serveur a sauté. En moins d'une minute donc !!!!!! Les concerts sont désormais complets.

Oui c'est beau, cette reconnaissance. C'est beau pour ceux qui ont eu leur billet, synonyme de moment de bonheur, d'ivresse.

Ceux qui étaient là, qui guettais derrière leur écran, et qui ont lu qu'ils feraient partie du dernier voyage, comme choisis par le hasard pour cet évènement tant désiré.

Mais pardon, l'horreur. Ceux qui avaient prévu (exemple : je quitte à 10h, je suis chez moi à 10h15, donc au plus tard j'ai ma place à 10h20), et qui se trouvent pris de court, comme volés de leur bien, leur bébé, leur espérance, amputés... l'horreur, le désepoir. [je l'ai vécu.]

L'angoisse qu'on sent déjà lorsqu'on apprend que les places seront mises en vente sur le web aussi, le concept de concerts intimes ; et l'espèce de mal-être de savoir qu'Indochine est adoré de tant de monde, au point que les places soient parties en quelques secondes, que le serveur n'ai pas pu assumer.

Extraordinaire, oui. Il y aura toujours les "Mais je les ai vu pendant la tournée", "C'est pas leurs derniers concerts", "De toute façon il n'y avait pas beaucoup de places en vente". Mais la douleur.

[Et toujours ce webmaster de nous flanquer six points d'exclamation. Mon opinion est toujours la même sur lui. Qu'il aille se faire foutre.]

Comme la mer que je regarde de la forêt sans pouvoir la toucher. (je ne savais pas trop comment illustrer.)

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